Une nouvelle vision du bois mort

Il est rare aujourd’hui de se promener dans une forêt contenant du bois mort en quantité. C’est que le bois mort, on peut le revendre. De plus, il empêche le passage des machines et des personnes. Enfin, il augmente les risques de chute de branches, d’incendie ou de prolifération de parasites… Pourtant, les études récentes menées dans différentes parties du monde sur la question du bois mort remettent fortement en cause ces postulats. Et si le bois mort était en fait un élément essentiel du fonctionnement de la forêt ?

Le lien : Le bois mort n’est pas un déchet, pourquoi l’enlever nuit à la forêt

Le bois mort compose la base d’un réseau alimentaire abritant un très grand nombre d’espèces.
Raúl Ortega / Shutterstock

La forêt tropicale serait capable de se régénérer en 10 à 20 ans

Ces dernières décennies nous ont habitués à des images déprimantes de forêts tropicales détruites pour laisser la place à des cultures comme le soja ou le palmier à huile. Tout n’est pourtant pas perdu pour les forêts tropicales du monde. A condition que les sols ne soient pas trop surexploités et qu’il reste des poches intactes de forêt dans les environs, les parcelles dégradées montrent même une extraordinaire capacité de régénération naturelle.

Des données inédites sur la capacité des forêts tropicales à se régénérer rapidement

Dans le nord-est du Costa Rica, une forêt âgée de 32 ans ayant poussé sur d’anciens pâturages. Robin Chazdon, CC BY-NC-ND