Comptage des chauve-souris sur une parcelle de Chaumeçon

Maxime Jouve, écologue-naturaliste, a réalisé une étude de comptage de chauve-souris sur une des parcelles du Chat Sauvage située près du lac de Chaumeçon. Coïncidence, habitant sur le Morvan, je viens d’observer deux chauve-souris dans ma cave ! Alors découvrons vite cette étude dont nous remercions Maxime Jouve.

« Webinaire » en différé sur les forêts: Enjeux carbone et vulnérabilité au changement climatique

Brève de Danielle Bergeron

Premier d’un cycle qui en comprendra 3 organisé par Solagro, entreprise
associative qui regroupe chercheurs et professionnels, notamment de
l’agriculture et de la forêt souhaitant « promouvoir et mettre en place
dans divers domaines des pratiques de gestion des ressources naturelles
économes, solidaires et durables . « 

Outre l’enregistrement du webinaire, cette page donne accès à de
nombreux documents concernant la forêt et le bois.

Ces rencontres entrent dans le cadre du « Scénario Afterres 2050 »:
https://afterres2050.solagro.org/

Webinaire « Connaissance et préservation des forêts à haute valeur écologique du Morvan »

Webinaire du 9 janvier 2023
Une brève de Danielle Bergeron

Ce webinaire a donné la parole à deux intervenantes toutes deux membres du Conseil Scientifique du
Parc naturel régional du Morvan:

  • Corinne Beck, Professeure d’histoire et d’archéologie, UMR 7041 Équipe « Archéologies environnementales », co-présidente du Conseil Scientifique du Parc
  • Isabelle Jouffroy-Bapicot, Palynologue/paléo-écologue, Ingénieure de Recherche CNRS – Laboratoire Chrono-Environnement, membre du Conseil Scientifique du Parc

L’enregistrement est disponible ici: https://www.youtube.com/watch?v=xUITS0-GjBc

D’une durée de 90 minutes, il comprend 3 parties de durées à peu près égales, avec de nombreux schémas explicatifs, élaborés à partir de l’étude des indices biologiques et des documents historiques :
1) Isabelle Jouffroy évoque le temps long, les différentes périodes géologiques et climatiques, leurs conséquences sur la végétation, puis les interventions humaines depuis la préhistoire. Les recherches indiquent très clairement l’apparition des différentes essences d’arbres présentes dans le Morvan et leur évolution. Elles confirment l’introduction très tardive des résineux.
2) Corinne Beck retrace , depuis l’époque médiévale, l’évolution de la couverture forestière, les rôles multiples de la forêt et les différents types d’exploitation dont elle a fait l’objet. Le grand tournant est le passage de la forêt vivrière à la forêt marchande – à l’époque du flottage du bois vers Paris -, l’industrialisation progressive de cette ressource naturelle.
3) Réponse aux questions, avec des interventions de Théo Damasio, et de Christine Dodelin

« Connaître cette histoire peut nous aider à comprendre les écosystèmes en place, leur capacité à héberger une biodiversité remarquable, leur résilience face aux changements globaux, mais également la façon dont nos sociétés se sont développées. »

Les scolytes déciment toujours les épicéas

Une brève partagée par Danielle Bergeron

D’après le pôle régional du Département de la Santé des Forêts (DSF), les chaleurs sèches et prolongées ont favorisé la prolifération de ces insectes qui ravagent les sapins, notamment dans le massif du Morvan -malgré une diminution en plaine-.
Sur la région B-F.C, on estime à 8 millions de m3 le volume de bois scolytés depuis 2018

Scolytes sur épicéas : un rebond de l’épidémie après un nouveau déficit hydrique estival marqué en 2022 (publié le 9 décembre 2022)
https://draaf.bourgogne-franche-comte.agriculture.gouv.fr/scolytes-sur-epiceas-un-rebond-de-l-epidemie-apres-un-nouveau-deficit-hydrique-a1381.html

Le houx est-il considéré comme une espèce invasive ?

Question posée aux naturalistes par le biais d’une procuration lors de l’Assemblée générale du 6 novembre 2022 : Le houx est-il considéré comme une espèce invasive qu’il faudrait combattre, compte tenu de la place qu’il occupe dans certains sous-bois ?

Réponse de Laurent Paris après enquête sur le sujet


Houx (Ilex aquifolium)

Source Wikipedia

Le Houx est une espèce indigène à assez large répartition qui pousse dans des conditions pédoclimatiques assez variées. C’est une espèce d’ombre, préférant des sols frais (gardant l’humidité) et acides et une humidité atmosphérique marquée. C’est pour cela qu’il est particulièrement dynamique dans les forêts de feuillus peu éclaircies du Morvan où s’exprime une nette influence du climat océanique (partie Ouest du Morvan notamment). Il y est donc tout à fait à sa place. Il est même caractéristique d’un habitat forestier décrit par le Muséum National d’Histoire Naturel : les Hêtraies-chênaies collinéennes à Houx.
Il est utile pour de nombreux petits oiseaux qui trouvent un refuge très efficace dans ses feuillages épineux. Ses baies sont également consommées (bien que toxiques pour l’homme). Son autre intérêt est de fournir du bois pouvant être utilisé dans la fabrication de manches d’outils par exemple, et des rameaux pour les décos de Noël.

Il n’est pas considéré comme une espèce invasive (terme consacré aux espèces non indigènes), mais
il peut être envahissant dans certaines conditions, notamment lorsqu’il y a peu de lumière au sol.
Pour le gestionnaire forestier, toute la question est de limiter sa présence pour favoriser la régénération naturelle notamment du hêtre et du chêne, et de trouver le bon dosage dans les éclaircies de régénération pour favoriser les semis sans entrainer une explosion de la ronce par exemple.
La coupe en pied du Houx (pas de façon systématique) peut être aussi une solution (fastidieuse,
mais peut être la meilleure) qui permet de laisser plus de place à la régénération. De plus les chevreuils seront également des alliés en mangeant les jeunes pousses de houx après recepage.

L’introduction d’essences exotiques en forêt

Une brève de Danielle Bergeron

Face aux changements climatiquesde nombreux projets visent à introduire des essences d’arbres exotiques dans les forêts françaisesSouvent avec l’aide de subventions publiques.
Or cette pratique ne va pas sans risques: plantation d’essences invasives, introduction de nouveaux parasites, altérations de l’écosystème…
Aussi la Société Botanique de France, qui s’en est inquiétée, a-t-elle décidé de faire le point sur les connaissances scientifiques dans ce domaine en publiant un livre blanc de près de 150 pages, qu’elle a présenté en avant-première dans le cadre des « Assises du bois et de la forêt » organisées par le Gouvernement.
Ce livre blanc est accessible à tous en téléchargement et une version imprimée est disponible sur demande.
https://societebotaniquedefrance.fr/2021/12/14/la-societe-botanique-de-france-publie-un-livre-blanc-sur-lintroduction-dessences-exotiques-en-foret/